Inspirée par les récits entendus dans sa proche famille, la romancière a choisi de raconter l’histoire d’une héroïne attachante à l’extrême fin du 19ème s., dans l ‘empire ottoman où il n’est pas toujours bon de se dire arménien. Rose représente le symbole de toutes les femmes qui veulent vivre selon leur choix et leurs rêves, le symbole aussi d’un peuple moderne et cultivé, amoureux de théâtre depuis l’Antiquité. A travers le destin de cette jeune femme s’écrit une page d’histoire de l’Arménie, à l’heure où les massacres et les répressions préfigurent le génocide qui aura lieu 20 ans plus tard. Le roman se veut aussi un hommage aux personnalités qui n’ont pas hésité à choisir leur camp en venant en aide aux Arméniens (à l’exemple de l’épouse du vice-consul français de Diarbékir mais pas seulement). Un récit aux mille rebondissements, qui tient le lecteur en haleine et entre complètement en résonnance avec les événements actuels d’Artsakh.