Ce récit sans fard a pour toile de fond à la fois Paris, entre beaux quartiers et galères de réfugiés, et Téhéran où l’auteure est revenue bien des années après son départ. Délaissant momentanément les romans policiers, Naïri Nahapetian se raconte à cœur ouvert dans cette autobiographie. Son histoire personnelle, dans laquelles se retrouveront bien des Arméniens –d’Iran ou d’ailleurs - se double d’une enquête poursuivie sur trois continents. Celle qui, enfant, est venue s’installer en France avec sa mère quelques mois après le début de la Révolution, déroule avec émotion et pudeur les étapes de sa vie, en particulier la relation avec son père resté en Iran. Un parcours personnel douloureux à bien des égards, qui a certainement contribué à forger son caractère ! La narratrice trace également un portrait coloré de la société iranienne, des familles arméniennes à l’identité plus que jamais vivace aux sphères des islamistes parfaitement assumés.