Arménie,
Haut Karabagh

Ancien directeur du Centre culturel français Paul Éluard à Stepanakert, Gérard Guerguerian publie un ouvrage percutant sur l’Artsakh et l’effondrement moral de l’Arménie contemporaine. Après plusieurs années passées au Haut-Karabakh, il y décrit un territoire attachant et insulaire, mais miné par la méfiance et la désillusion. Né après la guerre de 2020, Arménie, Haut-Karabagh dénonce une déroute politique, militaire et surtout morale. Pour l’auteur, l’élite issue de la Révolution de velours a affaibli l’armée, rompu les équilibres régionaux et nourri des illusions envers l’Occident. S’appuyant sur l’analyse des traités russo-turcs depuis le XIXe siècle, Gérard Guerguerian démontre la permanence d’une alliance Moscou–Ankara visant à exclure l’Occident du Caucase. Selon lui, seule la construction d’un État souverain et fort, appuyé sur des valeurs et une armée solide, permettra à l’Arménie de sortir de son impasse historique.