La bibliothèque
et le survivant

Journaliste et homme de lettres, arrêté lors des rafles du 24 avril 1915, Aram Andonian est un rescapé. Il s’installe en 1919 à Paris, où il entreprend de constituer la future Bibliothèque Nubar, destinée à préserver la mémoire arménienne en diaspora. ll s’attache à consigner les traces du génocide, apportant une contribution essentielle à l’histoire des Arméniens au XXᵉ siècle. Jusqu’à sa disparition en 1951, il consacre toute son énergie à édifier et organiser cette institution soutenue par l’UGAB. Il en conçoit l’aménagement, sollicite collectionneurs et associations du monde entier, et classe manuscrits, brochures et ouvrages, transformant ce lieu en refuge culturel face à l’éparpillement d’un peuple. Aram Andonian publie par ailleurs les premiers documents retraçant les massacres. Après 1945 et l’émergence de la notion de génocide, il poursuit son travail de témoin-historien. La Bibliothèque et le survivant relate ce travail exceptionnel.