Ne meurent que les pleutres

Aram Mardirossian est l’auteur d’un« opuscule de combat », écrit entre la fin de la guerre des 44 jours et l'exode des habitants de l'Artsakh vers l'Arménie. Tiré d’une citation de Garegin Njdeh – dont le portrait orne la couverture - compagnon du Général Antranik et ministre de la première République arménienne, le titre de l’ouvrage, Ne meurent que les pleutres, donne le ton ! L’auteur, en effet, ne ménage pas les dirigeants arméniens qui font l’objet de lourdes accusations mais se montre également critique envers la Russie et même la France. Il établit un parallèle entre l’abandon de l’Arménie par l’empire byzantin, une décision qui a pesé dans sa chute et l’attitude de la Russie comme de l’Europe. Ces deux grandes puissances ne semblent pas mesurer les risques encourus à ne pas soutenir l’Arménie. En complément, l’ouvrage comprend également une chronologie de l’Artsakh, depuis ses origines jusqu’à sa fin tragique.