Yahia Belaskri a écrit un récit intense sur la résistance du peuple arménien, mêlant mémoire historique et interrogation sur la condition humaine. Envoyée par une mission humanitaire américaine, une jeune femme médecin, part de Constantinople en Cilicie pour évaluer la situation sanitaire après les massacres hamidiens. À Adana, elle assiste aux massacres de 1909 et, contrainte de s’enfuir, elle part avec un rescapé. Ensemble, ils traversent villes et citadelles d’un Orient et d’une Asie centrale secoués par les drames de l’histoire (Alep, Samarcande, Alexandrie…),. Le récit, empreint de poésie et de finesse, explore la transmission des mémoires et des identités, tout en observant le courage et la persévérance du peuple arménien dispersé, où les deux héros incarnent l’espoir et la résistance face à l’injustice. N’oublie pas notre Arménie rappelle l’importance de ne pas céder à la peur et de continuer à transmettre la mémoire et les valeurs humaines.



