Serpouhi Hovaghian
Arménienne de Trébizonde, déportée et miraculeusement échappée du convoi de la mort. Si beaucoup connaissent les carnets de Serpouhi Hovaghian retrouvés par hasard dans un grenier par sa petite-fille, Annie Romand en 2014, on connait moins le reste de sa vie. Qui sait par exemple qu'elle est née en 1893 à Samsun, qu'elle a accompagné toute jeune son père en Palestine où il travaillait comme ingénieur dans la construction d'un chemin de fer ? Mariée à 15 ans, elle vit à Trébizonde avec son mari jusqu'au début du génocide où il est assassiné. Peu après, c'est son bébé de quatre mois qui est tué par les Turcs et le début de la déportation. On sait qu'en 1918, elle regagne Constantinople et qu'elle finit par arriver en 1922 à Marseille. Elle meurt en 1976.