À l'ombre de l'Ararat

Pendant vingt ans, la vice-présidente de la société de géographie et présidente de l’association Caucase-Arménie-plus a sillonné l’Arménie, ses villes et villages, elle a analysé les reliefs, décrit la nature et les habitants de cette contrée des pierres. Les urbains et les villageois, l’homo soviéticus et ses descendants en voie d’occidentalisation, le chauffeur de taxi râleur et les familes si attachantes. Durant toutes ces années, François Ardillier-Carras a tenu une sorte de carnet de route et ce sont ces notes qu’elle nous livre dans cet ouvrage extrêmement bien documenté de 464 pages. Un peu à la manière d’une journaliste, elle allie la description brut des faits à un indéniable talent de conteuse. Page après page, on voit la jeune République qui la fascine tant se reconstruire. Tout est prétexte à la réflexion sur le passé et la résilience du peuple arménien. Un texte qui donne de l’espoir.