Après la Première Guerre mondiale, les violences de masse, les migrations forcées, l’apatridie et la protection des minorités engagent un processus d’internationalisation des droits de l’homme. C’est dans ce temps dominé par les logiques impériales et nationales comme par l’inégalité entre les sexes que naît le projet d’une Déclaration des droits internationaux de l’homme. À l’initiative du juriste russe André Nikolaïevitch Mandelstam, ex-drogman de l’ambassade de Russie à Constantinople et témoin du génocide, en exil à Paris, il se structure entre les associations de réfugiés apatrides, les sociétés savantes juridiques et des groupes d’intérêt transnationaux. Entre New York, Paris et la Société des nations à Genève surgissent les enjeux et les contraintes de cette déclaration, soutenue en France par Albert de La Pradelle et aux États-Unis par James Brown Scott.