Un humoriste qui multiplie jusqu'au négationnisme, les mauvaises blagues sur la Shoah ; des activistes qui le soutiennent au nom du passé esclavagiste ; des candidats à la présidentielle qui se prononcent sur l'histoire coloniale de la France ; des statues de Colbert déboulonnées... Le passé n'en finit pas de ne pas passer explique l’auteur. C'est aux « guerres des mémoires » qu'est consacré ce livre qui reprend des chroniques. A rebours des rappels à l'ordre qui délégitiment toute « revendication mémorielle », toute liberté prise avec le « récit national », il s'agit de penser avec les mémoires « illégitimes » - celle des Noirs, des Arabes, des Arméniens, des Juifs et de tous les groupes opprimés. Il faut enfin recommencer à penser les rapports entre le passé et le présent quitte à déboulonner tout ce qui fait obstacle à la réflexion : des hommes et des mots.